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Nos dernières inspirations et créations.
Toutes ces respirations qui font battre le coeur du domaine
comme de ses hommes et ses femmes.

20.12.2018
Le grand jardin
Prendre le temps de voir ce qui nous entoure. Regarder, comprendre, puis contempler. Chaque être vivant...

Décembre - Prendre le temps de voir ce qui nous entoure. Regarder, comprendre, puis contempler. Chaque être vivant évolue dans un milieu qui lui correspond, l’abrite, le nourrit et le fait grandir. L’un des principes fondamentaux de la biodynamie est de considérer chaque élément du vivant comme faisant partie d’un tout ; ces éléments forment un environnement pluriel et vertueux qui devient autonome. Aussi, un pied de vigne ne se limite pas à lui seul. Il faut le penser dans un ensemble : le sol, l’eau, les végétaux, les animaux, les insectes, le cosmos…

En se promenant dans le vignoble, l’océan est certainement l’un des premiers éléments marquants. Un océan non pas d’eau salée, mais de chlorophylle. Vert de vignes, changeant de couleurs avec les saisons et dessinant une ligne d’horizon. Comme à perte de vue. Or un environnement est riche de part sa complexité. Devant cette observation, il nous a semblé important de donner du relief aux alentours de la propriété, un identité. Nous avons ainsi lancé un projet de plantations d’arbres et de haies, endémiques et d’anciennes variétés. Pour choisir ces végétaux, nous avons pris en compte l’équilibre ravageurs/prédateurs et la structure du paysage.

Avec l’aide d’un entomologue, spécialiste des insectes, nous avons étudié la vie minuscule de nos parcelles. L’harmonie du vignoble repose sur la complexité des équilibres entre espèces et notamment celle entre les ravageurs (nuisibles pour les vignes) et prédateurs (de ces derniers). L’objectif était donc de planter des arbres et arbustes favorisant l’habitat des prédateurs, leur capacité à se nourrir et se reproduire pour protéger les vignes. Nous avons également réalisé une étude avec la Ligue de Protection des Oiseaux, qui nous a apporté de précieuses informations sur ces animaux et leurs bienfaits pour le vignoble. Les chauves-souris par exemple, sont un allié idéal contre les vers de grappes qui favorisent l’apparition du botrytis. En plantant des arbres dans les parcelles, comme la plantation d’arbres fruitiers sur nos parcelles du Cassena, celles-ci trouvent des points de repères, des abris et peuvent ainsi faire du vignoble leur terrain de chasse.

Cette diversité floristique et faunistique alimente la propriété et l’enrichit. L’environnement du vignoble devient plus équilibré et  interdépendant. Résilient. Quelques 2500 arbres et haies plus tard, nous continuons cet aménagement de l’espace. Cette année, une vingtaine d’arbres seront plantés dans les parcelles. La vigne n’est plus seule, elle communique, échange et interagit avec d’autres espèces. Le vignoble est repensé. Il devient un jardin, grand, multiple.

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13.12.2018
Guy Le Querrec expose le « Jazz de J à ZZ »
L’année 2019 sera jazz à Château Palmer, marquée par la 10ème édition de notre concert annuel, Hear Palmer.

Décembre - L’année 2019 sera jazz à Château Palmer, marquée par la 10ème édition de notre concert annuel, Hear Palmer. Une belle occasion de mettre à l’honneur les oeuvres de Guy Le Querrec au travers de son exposition Jazz de J à ZZ, proposée du 19 janvier au 19 août 2019 à Château Palmer.

Photographe de l’agence Magnum Photos depuis 1976, ce parisien d’origine bretonne est tombé amoureux de l’image dès son plus jeune âge. Dans la lignée de Marc Riboud, Henri Cartier-Bresson, Sergio Larrain…, qu’il admire –, il parcourt le monde, livrant des reportages qui ont fait date.
Dans la vie et le travail de Guy Le Querrec, la musique figure en bonne place. Son regard se promène librement dans cet univers pour donner quelques-uns des plus célèbres clichés du XXème siècle. Il devient le photographe de tous les plus grands noms du jazz (Lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris en 1998).

« Le jazz, mes oreilles, mon cœur, mes sentiments en ont besoin. Ces cadences, ces rythmes... Et il y a ce mot majeur : pratiquer une photographie de l’improvisation. »

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Chroniqueur régulier des épisodes de la vie de musiciens, il est aussi inventeur des spectacles « De l’eau dans le jazz » en 1983 et « Jazz comme une image » en 1993, où défilent sur écran géant ses photographies mises en musique, en live, par un quartet où il réunit Michel Portal, Louis Sclavis, Henri Texier et Jean-Pierre Drouet. En 2011, il est invité à suivre Michel Portal et Yaron Herman lors de la seconde édition de Hear Palmer dans le chai de la propriété. Cette rencontre marque le début d’une belle amitié entre le photographe et Château Palmer.

« Je cherche à raconter la vie des musiciens, leurs voyages, leurs fatigues, leurs rires, leurs séances de travail, leurs solitudes, leurs attentes ».

Guy Le Querrec s’immisce avec pudeur et générosité dans la vie des artistes pour capturer un silence, un secret, une note : leur pouls.

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Le ténor Archie Shepp au son chaud et lyrique déambule dans une rue de Paris, « le colosse du saxophone » John Coltrane hypnotise derrière un simple écran de télévision… Chaque image prise sur le vif fait appel au rythme, à l’improvisation, à l’imagination et défie le regard.  

L'exposition Jazz de J à ZZ par Guy Le Querrec est visible dans le cadre des visites à Château Palmer, du 19 janvier au 19 août 2019. Durée 2h30 - 70€ - Réservation par e-mail à [email protected]

 
Le trompettiste américain Miles DAVIS. 6ème PARIS JAZZ FESTIVAL. 1969. Salle Pleyel à Paris 8ème pendant le concert du Miles Davis Quintet avec les musiciens américains Wayne Shorter (saxophone ténor), Chick Corea (piano, keyboard), Dave Holland (contrebasse), Jack DeJohnette (batterie) ©Guy Le Querrec/ Magnum Photos
 
Archie Shepp, Paris, France, 9 novembre 1983 ©Guy Le Querrec/ Magnum Photos
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22.11.2018
Une histoire d’animaux
Jour après jour, les hommes et les femmes de Château Palmer écoutent le terroir, travaillent les sols, soignent la vigne,...

Novembre 2018 - Jour après jour, les hommes et les femmes de Château Palmer écoutent le terroir, travaillent les sols, soignent la vigne, élèvent le vin et veillent à l’épanouissement de la propriété. Et dorénavant, ils peuvent compter sur quelques compagnons de travail… vaches, brebis et chèvres encadrées par Emilie et Pierre, notre bergère et notre vacher, qui contribuent tout autant à la santé du vignoble et à sa résilience.

Peu à peu, le domaine se réorganise ainsi autour du vivant. Une ferme auto-suffisante, dont la production de richesses passe par les organismes qui la composent : la vigne, les plantes, les haies, les arbres fruitiers, les fleurs sauvages, les animaux, les insectes… Un cercle vertueux en somme.

Nos vaches Bordelaises ont été l’un des premiers acteurs de cet organisme agricole. Elles pâturent nos prairies et permettent la production d’un compost « fait maison » riche, de qualité, grâce au fumier qu’elles produisent, complété de sarments de vignes broyés et de déchets verts du jardin. Elles nous permettent également de réaliser nos préparations biodynamiques comme la 500. Les sols sont alors enrichis en micro-organismes bénéfiques et nourrissants. Notre troupeau compte aujourd’hui une douzaine de bovins mais s’est agrandi depuis le mois dernier avec la naissance de trois petites velles, Orlaya, Ombelle et Orchidée.

En partenariat avec deux bergers, l’entretien hivernal du vignoble est assuré par plus d’une centaine des brebis. De novembre à mars, elles parcourent les parcelles, broutent l’herbe tendre autour des pieds de vignes, fertilisent le sol sur leur passage et suivent les ordres affûtés de nos chiens de berger, Ben et Hip-hop.
Le reste de l’année, les chèvres des Pyrénées viennent compléter le travail de nos brebis Landaises en réalisant l’entretien des abords de parcelles.

Le développement de ces élevages bovins, ovins et caprins, est réalisé en collaboration étroite avec le Conservatoire des Races d’Aquitaine. Un projet qui s’inscrit dans le lieu et dans le temps puisque nous travaillons avec des races anciennes et locales, adaptées au domaine et à son environnement, et participons à la sauvegarde de ces races en voie de disparition. Château Palmer est donc entre de bonnes mains… et de bons sabots !
 

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03.10.2018
La dégustation des baies
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Au petit matin. Le soleil se lève lentement au dessus du vignoble, et pare le ciel d’un rouge intense, qui se fond ensuite...
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Septembre - Au petit matin. Le soleil se lève lentement au dessus du vignoble, et pare le ciel d’un rouge intense, qui se fond ensuite dans des teintes orangées, puis de rose pâle. Une lumière délicate baigne la propriété. Alors que la rosée disparaît sous les premiers rayons, Thomas, Sabrina et Sylvain arpentent le vignoble. Ils goûtent.

Septembre est un mois intense sur la propriété, car il est en général signe de récolte. Cette année, les vendanges ont commencé le 13 septembre avec les jeunes vignes de merlot. Et depuis le début du mois, chaque matin, l’équipe technique déguste les baies pour suivre la maturité des raisins. Elle remonte les rangs de chaque parcelle, cueille une baie par-ci, une baie par-là, analyse les arômes et la finesse des tannins de la pellicule et des pépins.
Goûter les raisins est tout un art. Grâce à cette étape, il est possible de déterminer les ressemblances et différences entre les parcelles. On les regroupe, on les assemble. Mentalement d’abord. Comme un puzzle du parcellaire. Certaines d’entre elles arriveront à maturité avant d’autres.

Cette dégustation quotidienne permet d’évaluer trois types de maturités : la maturité technologique qui reflète l’équilibre entre sucre et acidité, la maturité aromatique qui détermine le style aromatique du millésime, et enfin la maturité phénolique qui nous permet de juger la qualité des tannins et la structure.

Nous recherchons une synchronisation de ces maturités pour nous assurer de mettre en cuve des raisins prometteurs. Chaque millésime est différent, unique, et pour respecter son style, la décision de vendanger ou d’attendre repose donc sur une équation très subtile. Chaque jour compte. Et ce décompte donne la première note du millésime.
 

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11.09.2018
Raymond Depardon expose à Château Palmer
Raymond Depardon est né en France en 1942. Fils de parents agriculteurs, il grandit dans la ferme familiale du Garet...

Septembre - « Mes parents ont su avant moi que je ne reprendrais pas l’exploitation familiale, ils étaient dépassés par ma détermination et ma passion pour l’image » Raymond Depardon.

Raymond Depardon est né en France en 1942. Fils de parents agriculteurs, il grandit dans la ferme familiale du Garet, près de Villefranche-sur-Saône, qu’il quitte à l’âge de 16 ans pour monter à la capitale et devenir photographe, sa première passion. Pendant des années, il parcourt la planète en quête d’images qui racontent le monde, comme photographe puis comme cinéaste. Pour autant, la ferme de ses parents et le sentiment de l’avoir abandonnée l’obsèdent au point d’apparaître en filigrane dans nombre de ses travaux.

Au début des années 1980, une commande de la DATAR (Délégation Interministérielle de l’Aménagement du Territoire et de l’Attractivité Régionale) lui offre l’occasion de retourner sur sa terre natale. En parallèle, différentes commandes pour la presse lui permettent de photographier des paysans d’autres régions. Le monde rural devient sa deuxième passion, son sujet de prédilection.

Avec la publication en 1995 du livre La Ferme du Garet, Raymond Depardon explore ce lien originel avec sa terre, ses origines. Il envisage alors de filmer, sur une dizaine d’années, la vie rurale en moyenne montagne dans la France des années 2000. Dès lors, naît la trilogie « Profils Paysans » composée de longs métrages : L’approche (2000), Le quotidien (2005), La vie moderne (2008). Dans le même temps, le photographe continue de capturer à travers son objectif – en noir et blanc puis en couleur – des fragments du monde.

L’exposition proposée à Château Palmer avec l’aimable complicité de Magnum Photos, produite à partir du livre éponyme paru à l’automne 2008, restitue ce parcours en proposant plusieurs corpus d’images prises entre 1960 et 2007. Elle donne ainsi à voir l’attachement de Raymond Depardon à la terre des paysans.

L'exposition Moon pour Boot Femmes Vi Monaco LowBottes deQCxWBroELa Terre des Paysans par Raymond Depardon est visible uniquement dans le cadre des visites à Château Palmer, du 11 septembre au 21 décembre 2018. Durée 2h30 - 70€ - Réservation par e-mail à [email protected]

 

Gilberte et Abel Jean Roy, Servance, Haute Saône, 2005 © Raymond Depardon/MagnumPhotos

Marcel Privat, Le Villaret, Lozère, 2000 © Raymond Depardon/Magnum Photos

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05.09.2018
Les «Américains» 
Alors que les vendanges approchent, les travaux en vert touchent à leur fin. Cette longue période de viticulture...

Septembre 2018 - Alors que les vendanges approchent, les travaux en vert touchent à leur fin. Cette longue période de viticulture regroupe trois tâches différentes : l’échardage, le levage et l’épamprage. L’épamprage est l’art de supprimer les rameaux non fructifères qui poussent directement sur le tronc de la vigne. Celle-ci concentre alors son énergie sur les rameaux fructifères, ceux qui donneront des raisins. L’épamprage est réalisé tout au long de la période de travaux en vert. Mais il existe une autre forme d’épamprage bien spécifique, réalisée à la fin de la période estivale.
« Nous terminons les américains ». C’est ainsi que les vignerons nomment cette dernière forme d’épamprage. Une drôle d’expression derrière laquelle se cache une histoire intéressante…

Vitis Vinifera. Il s’agit de la principale espèce de vigne historiquement cultivée en Europe et regroupant les cépages connus tels que le cabernet sauvignon ou le merlot. Jusqu’au XIXème siècle elle était « franche de pied », c’est à dire qu’elle possédait son propre système racinaire. Cette vigne résistait à tout. À tout… sauf au mal du siècle. On l’appelle phylloxéra. Ce petit puceron pique les racines, provoque des excroissances et bloque la circulation de la sève. La vigne finit alors par mourir. À partir des années 1860, ce ravageur a détruit de nombreux vignobles en France et en Europe.

Il existe plusieurs théories quant à l’origine de la propagation de ce puceron sur nos terroirs.
La plus courante évoque le Nouveau Monde. Alors qu’au XIXème siècle l’économie mondiale prenait son essor, la multiplication des échanges transatlantiques et la diminution des temps de traversée de l’océan sont à l’origine de l’arrivée en Europe du phylloxéra, puceron jusqu’alors inconnu.

Une autre théorie, plus répandue dans la sphère biodynamie, considère à l’inverse que ce puceron a toujours été présent mais que Vitis Vinifera a perdu sa faculté naturelle à lui résister. La rationalisation de la viticulture, l’appauvrissement de la diversité des cépages, la multiplication systématique par bouturage en seraient entre autres les raisons.

Pour renouveler le vignoble européen, les viticulteurs ont eu l’idée d’appliquer une pratique déjà courante en arboriculture : la greffe. Les cépages issus de l’espèce Vitis Vinifera sont ainsi greffés sur d’autres espèces de Noir PortLotus Nouvelle Achat Manteau Homme Ves Mode Hiver PkuOZXiVitis venues d’Amérique comme Vitis Rupestris ou Vitis Berlandieri qui ne sont pas sensibles aux piqures du puceron.

« Faire les américains » signifie couper les rameaux non fructifères qui poussent sur le porte-greffe, donc la partie « américaine » de la vigne, et éviter ainsi que le « greffon » soit rejeté.  Ce travail d’épamprage spécifique que l’on réalise sur l’ensemble du vignoble constitue une tâche longue et minutieuse. Il faut compter en moyenne 600 pieds de vignes par heure et par personne. De quoi s’occuper jusqu’aux vendanges…

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20.07.2018
Mémoire de vigne
Alors que le soleil est enfin réapparu après 5 mois très pluvieux, vignerons et vigneronnes réalisent les travaux en vert.

Juillet 2018 - Alors que le soleil est enfin réapparu après 5 mois très pluvieux, vignerons et vigneronnes réalisent les travaux en vert : épamprage, échardage et levage.
Sur certaines parcelles, des « ponts » sont également créés entre deux rameaux de vignes côte à côte. Cette technique appelée le tressage, est réalisée sur les parcelles comme celles situées sur le Plateau des Brauzes.

Le tressage des rameaux est une pratique manuelle qui semble très intéressante pour la vigne.

À l’état sauvage, une vigne a besoin d’autres végétaux pour pousser et s’épanouir. Par le tressage, nous lui permettons de retrouver un lien social, une forme de communication, favorable à son développement. Pour le réaliser, il faut dans un premier temps attendre que les rameaux commencent à ployer. On ne les rogne plus. On entrelace délicatement les rameaux de deux pieds de vignes côte à côte sur un même rang. Très rapidement les vrilles s’emmêlent et les deux ceps sont liés. Ils communiquent.

Ne plus rogner la vigne permet également de conserver les apex.Veste ShermanCotton HarringtonVêtements Homme Ben EH2ID9

L’apex se situe à l’extrémité de la plante. Il serait à la fois sa mémoire, sa sensibilité et l’organisateur du rameau sur lequel il se trouve. Il semble être la tête pensante de la vigne. Gardant en mémoire les conditions du millésime, l’apex défendrait son rameau en envoyant des informations à la plante, et protègerait ainsi les raisins dont il a la charge.

Après plusieurs années d’expérimentation, nous avons pu observer que la mise en place de ponts engendre une meilleure gestion de l’alimentation hydrique. Il limite aussi la sortie des entre-coeurs car on ne rogne plus la vigne. En cas de période humide comme cela a été le cas en ce début du mois de juin, cette technique permettrait ainsi une meilleure aération des grappes (après épamprage) favorisant le séchage des baies et plus tard, l’exposition au soleil.

Les vignes vont ainsi continuer à faire face aux agressions extérieures, à gérer le stress hydrique, à communiquer les unes avec les autres, en développant leur système racinaire et leur surface foliaire. Un mode de culture plus proche de son développement naturel. À la clef, des raisins de qualité… et des souvenirs plein l’apex.

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19.04.2018
Sèves Brutes par Nathalie Rodach
Comment témoigner de tous les mouvements de vie dont notre œil ne peut capter la trace ?

Avril 2018 - Comment témoigner de tous les mouvements de vie dont notre œil ne peut capter la trace ?

Avec Sèves Brutes, la plasticienne Nathalie Rodach propose un parcours dans trois lieux bordelais pour explorer cette question fondamentale. Elle dresse ainsi une cartographie d’un univers jusqu’alors invisible qu’elle présente en trois temps : le futur, le présent et le passé.

Le futur à Château Palmer.
Nathalie Rodach nous donne à voir l’invisible, le sang qui bat. Elle interroge le vivant en s’inspirant de la notion de sève brute, cette sève formée d’eau et de sels minéraux qui monte aux racines et irrigue la plante pour lui donner son impulsion vitale.
Pour capter cette impulsion, Nathalie Rodach a arpenté le vignoble de Château Palmer afin de mieux s’imprégner de ce que la terre avait à lui raconter. En février dernier, l’artiste a installé un kilomètre de pigment rouge naturel convergeant vers le chai de la propriété. Ce système nerveux de la sève mise à nue était essentiellement visible du ciel. Nathalie Rodach jouait sur le fait que plus on s’approche, moins les traces en sont perceptibles. L’installation au Château Palmer s'est depuis effacée mais les vidéos, ont été rehaussées de dessins pour restituer les contours d’un futur insaisissable. Elles sont montrées à Arrêt sur l’Image Galerie.

Le présent aussi est exposé à Arrêt sur l’Image Galerie à travers un immense dessin liant le blanc de l’absence et le rouge sanguine de la vie. Chacune des 180 feuilles qui le compose est l’instantané, le présent arrêté, actualisant les empreintes d’une existence. Le battement du vivant anime toutes les œuvres et matériaux de Nathalie Rodach. Elle rend vivants ces traits, ces fils de vie.

Le passé est visible dans un second lieu d’exposition bordelais : le madd-bordeaux. Dans la cour de ce musée, Nathalie Rodach a découvert des Fossiles de verre. Ils portent la trace d’une vie depuis longtemps disparue, figée par la lave ou la mémoire. A partir de ces fragments figés, traversés de  rouge, noir et blanc, Pourra-t-on reconstituer ce qui a été ?

Le présent et l’interprétation du futur sont à découvrir du 17 mai au 13 juillet 2018 à Arrêt sur l’Image Galerie (plus d’informations : http://www.arretsurlimage.com). Le passé est à explorer du 17 mai au 17 septembre 2018 au madd-bordeaux, musée des Arts décoratifs et du Design (plus d’information : www.madd-bordeaux.fr)
 

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12.04.2018
Mémoire de l’éphémère par Ernest Pignon-Ernest
Ernest Pignon-Ernest est un grand dessinateur dont les oeuvres naissent souvent de lectures...

Avril 2018 - Collé sur des murs de Rome, Ostie, Naples, le portrait de Pier Paolo Pasolini portant son propre corps, là même où l’écrivain et réalisateur vécut et mourut. Collé sur les docks de Brest, un homme plaqué au mur, comme mis en croix, en référence au roman de Jean Genet paru en 1947…

Ernest Pignon-Ernest est un grand dessinateur dont les oeuvres naissent souvent de lectures et qui ne dessine que pour inscrire ses oeuvres dans des lieux où elles font résonner une histoire. Décrit comme un homme engagé et discret, l’artiste offre  une vision historique et politique des lieux, faisant de l’espace où il intervient une véritable oeuvre d’art, offrant ainsi aux passants une relecture inattendue d’un quartier, d’une rue, d’une adresse. Les oeuvres d’Ernest Pignon-Ernest interpellent. Elles naissent, vivent et meurent au rythme de la ville, révélant le caractère sacré du lieu.
« Mon dessin naît de l’approche physique du lieu et d’une approche plus symbolique de son histoire ».
« Le lieu devient sujet ».

Le caractère court, éphémère de l’oeuvre, sa mort annoncée est une volonté d’Ernest Pignon-Ernest : « La fragilité est l’un des éléments de mon travail ».

La singularité de l’artiste a été de photographier ses oeuvres, conservant ainsi une trace durable de son passage. Avec la complicité de la Galerie Lelong & Co., 29 photographies d’Ernest Pignon-Ernest manifestent au Château Palmer cet art original et précurseur. Autant de « jeux d’écriture », de Rome à Uzeste, en passant parNaples, Paris et Brest, sur la présence et l’absence, le dit et le non-dit, la poésie et l’engagement, l’éphémère et la mémoire…

L'exposition Mémoire de l’éphémère est visible dans le cadre des visites à Château Palmer du 5 mai au 31 août 2018. Pour réserver, une demande par e-mail doit être adressée à [email protected]

Photo : Rimbaud, Paris 1978

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